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Association & équipe

L’Association

La Marmite est issue d’une association portant le même nom. Celle-ci ambitionne d’intéresser des acteurs sociaux et culturels à ses projets: artistes ; professionnel-le-s ou amateur-e-s de la culture ; pédagogues ; intellectuel-le-s ; travailleurs-euses sociaux-ales ; etc. sans omettre les participants et les partenaires (lieux de culture, associations-relais) qui seront invités – une fois « leur » parcours terminé – à rejoindre les veillées de l’association.
L’association compte aussi nouer des relations vivantes avec le milieu des universités populaires et celui de l’action socioculturelle.
Le travail de l’association est organisationnel, administratif et également réflexif : il mutualise le fruit des expériences tentées, partage l’enthousiasme et accueille les doutes générés parles interventions.

Un programme de conférences-débats (sur l’éducation populaire, l’élargissement de la citoyenneté, les publics de l’art, les développements de l’art collaboratif, etc.) nourrit son action.
Le comité de l’association regroupe des personnes ayant non seulement des compétences mais également un engagement en rapport avec les idéaux de La Marmite. Il croise des perspectives artistiques et sociales plurielles. Il se compose de Charles Magnin, Valérie Poirier, Nicole Reimann, Florence Terki et Georges Tissot.

Charles Magnin
  • Charles Magnin

    President

    Charles Magnin est professeur honoraire de l’Université de Genève où il a cofondé le Laboratoire d’histoire sociale et culturelle de l’éducation (LHiSCE), qu’il continue à coanimer. Ses travaux portent sur l’histoire de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire, obligatoire et postobligatoire, aux niveaux genevois, suisse et international. Ils concernent l’histoire de la culture et des structures scolaires, de même que celle des débats politiques, sociaux, culturels et scientifiques relatifs à l’éducation, du XVIIIe siècle à nos jours, avec un accent fort sur la question de l’(in)égalité dans le champ de l’instruction publique.
    Que ce soit en qualité d’ancien président de la Fondation Archives Institut J.-J. Rousseau, de membre fondateur et ancien animateur de la CRIÉE (Communauté de Recherche Interdisciplinaire sur l’Education et l’Enfance) ou maintenant de président du conseil de fondation du Collège du travail et de membre du comité de l’association Archives contestataires, Charles Magnin a toujours participé très activement à la collecte, la préservation et la valorisation culturelle et citoyenne d’archives et d’objets relatifs à l’histoire de l’éducation, à celle du mouvement ouvrier ou encore à l’histoire des mouvements sociaux du dernier tiers du XXe siècle. Il est l’auteur de nombreuses publications, principalement en histoire de l’éducation, et coréalisateur de plusieurs expositions d’envergure dans ce domaine à l’ancien MEG de Conches. Il mène en outre une activité éditoriale au sein du LHISCE, du Collège du Travail et des Archives contestataires.

valerie poirier
  • Valérie Poirier

    Valérie Poirier est née à Rouen en 1961. Comédienne de formation, elle réalise plusieurs mises en scène avant de se consacrer principalement à l’écriture.
    Ses pièces de théâtre sont jouées régulièrement en Suisse romande. Elle collabore avec différents théâtres tels que le Théâtre Am Stram Gram, le Théâtre le Poche, les Marionnettes de Genève ou la Comédie de Genève.
    Plusieurs de ses pièces sont publiées chez Bernard Campiche sous le titre de Loin du bal et autres textes. Un recueil de ses nouvelles Ivre avec les escargots est paru aux Editions d’Autre part en 2013. John W. est publié aux éditions de l’Arche en partenariat avec le Théâtre Am Stram Gram.
    Palavie, une de ses dernières pièces a été jouée en novembre et décembre 2015 au Théâtre du Grütli dans une mise en scène de Julien Georges. Un conte cruel, une commande de la Comédie de Genève sur le thème des violences conjugales, mise en scène par Martine Paschoud a été jouée au Théâtre le Poche en février et mars 2016.
    Depuis dix ans, Elle coanime un atelier théâtre pour des comédiens amateurs dans le cadre de la Comédie de Genève en partenariat avec la commune de Chêne-Bougeries.
    Elle a reçu en 2017 un Prix suisse de théâtre, récompensant le regard à la fois grinçant et délicat qu’elle jette sur notre monde, via sa plume.

Nicole Reimann
  • Nicole Reimann

    Nicole Reimann est historienne de l’art, spécialisée dans le domaine de l’art et du handicap et curatrice d’expositions d’art singulier.
    En qualité d’animatrice à la Fondation Cap Loisirs, elle œuvre au développement du secteur Activités Culturelles. En 2011, elle participe à la création de l’espace34, lieu culturel de Cap Loisirs, dont elle devient la responsable. En plus d’y programmer des expositions et des concerts, elle y organise des ateliers et des workshops ouverts au public.
    Dédié à la valorisation des artistes en situation de handicap, l’espace34 favorise les projets qui questionnent les normes et développe des collaborations avec de nombreuses institutions culturelles à Genève et à l’étranger.

Florence Terki
  • Florence Terki

    vice-présidente

    Florence Terki est historienne de l’art, titulaire d’un double Master en conservation et restauration des œuvres d’art du XXe siècle et en Droit international et communautaire des Universités de Montpellier, Bologne et Rome.
    En charge de projets culturels internationaux, elle travaille au Centre culturel français de Jakarta, en Indonésie, et à l’Institut français de Rabat, au Maroc. Par la suite, elle intervient en tant que médiatrice et productrice pour le programme Nouveaux commanditaires de la Fondation de France. Avec son association ZigZart elle gagne en 2009 le concours de la Ville de Genève pour la scène de la promenade du Pin durant la Fête de la Musique, grâce à la conception d’un plancher vibrant permettant l’accessibilité de la fête aux personnes sourdes et malentendantes. Après avoir enseigné l’art contemporain à l’École d’Architecture et à l’Université de Montpellier III, elle travaille actuellement à la Comédie de Genève. Parallèlement elle est l’une des quatre fondatrices et directrices artistiques de la biennale d’arts inclusifs de Genève, Out of the Box.

Georges Tissot
  • Georges Tissot

    trésorier

    Né à Genève en 1948, Georges Tissot – après des études en sciences politiques – a été secrétaire syndical au SIT (Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs) de 1974 à 2011. Pendant 10 ans, il y a été responsable du secteur de l’industrie des métaux et de tâches interprofessionnelles comme la politique d’information, la formation syndicale, la formation du personnel, les archives et la mémoire historique ainsi que l’administration du syndicat.
    Au secrétariat général du SIT de 1981 à 2004, il a représenté le syndicat dans nombre de commissions officielles et d’institutions et a été président de la Communauté genevoise d’action syndicale, du Conseil économique et social et de la Commission externe d’évaluation des politiques publiques.
    Membre du comité de l’Université ouvrière de Genève (UOG) depuis 1981 (avec une interruption dans les années 1990), il en est actuellement le vice-président.
    Il a également donné des cours en relation avec son activité notamment à l’UOG, à l’Institut d’études sociales, à l’Ifage, au centre de perfectionnement des cadres Ascendi.

Background

Les permanents

stephane michaud
  • Stéphane Michaud

    Lien aux associations

    Stéphane a découvert le monde du théâtre en 1989. D‘abord assistant décorateur, il a ensuite joué dans plusieurs spectacles avant de se tourner vers l’écriture et la mise en scène. Les compagnies Cyparis Circus, Nicolprod et Lamartine sont ses ports d’attache artistiques.
    Nourri par des études d’enseignant et de psychologue, il a été instituteur, co-directeur d’école, coordinateur pédagogique dans un centre pour adolescents en rupture de lien social puis assistant social et responsable d’équipe dans un service de protection des mineurs.
    Le levier associatif lui correspond pour questionner et agir sur le vivre ensemble, la solidarité et le droit à la différence.
    Aujourd’hui, Stéphane travaille comme chargé d’enseignement à la Haute école de travail social de Genève. Il s’intéresse à l’expérience de la citoyenneté à travers la pédagogie active, la construction d’une pensée critique et l’éthique du « Tous capables ! » de l’éducation nouvelle.

    Pour La Marmite, Stéphane Michaud se soucie d’approcher les associations et autres fondations à buts social, socioculturel ou citoyen susceptibles d’intégrer nos parcours culturels.

natacha-jaquerod
  • Natacha Jaquerod

    logistique

    Natacha Jaquerod est scénographe. Dès le début des années 1990, elle collabore auprès de différentes compagnies et artistes à de nombreux spectacles en Suisse romande. Elle conçoit la scénographie comme l’art de mettre en relation le texte, le jeu, l’espace et le rapport au public. Récemment, avec la compagnie Le Facteur Sensible, elle initie le spectacle La lenteur du paysage, d’après Voyages dans les Alpes de H.-B. de Saussure, conçu pour aller à la rencontre de différents publics.
    Intéressée par le partage d’une expérience créatrice, elle participe à l’animation d’ateliers, notamment dès 1997 au sein de l’Atelier-Théâtre du Département de français de l’Université de Genève (ATDF). Dès 2015, avec Les Films de la Cigogne, elle propose La Valise à Merveilles, projet de stage de cinéma d’animation – Poème cinématographique – à l’adresse des élèves du primaire (Ecole&Culture-EP – DIP, Genève).
    En parallèle à son activité artistique, son engagement au sein d’associations culturelles à Genève durant plusieurs années, l’amène à assumer différents mandats en tant que coordinatrice culturelle (RAAC, Rassemblement des artistes et acteurs culturels, Ville de Genève, entre autres).
    Natacha Jaquerod opère comme responsable de la logistique de La Marmite ; les soirs de conférences populaires, elle assure le lien avec notre partenaire : La Librairie du Boulevard. Les soirs des Veillées de La Marmite, elle apprête nos agapes avec le concours de producteurs locaux, généreux et inspirés.

Camille Dubois
  • Camille Dubois

    communication

    Après une formation en production audiovisuelle, elle s’oriente vers une licence universitaire en gestion culturelle et un master arts, lettres et langues spécialisé dans la communication.
    Depuis 2008, elle a successivement été responsable de la communication et de la médiation au Festival Archipel, assistante de promotion au Théâtre Forum Meyrin, adjointe à la communication à la Comédie de Genève, chargée de communication et attachée de presse à La Bâtie-Festival de Genève – fonction qu’elle occupe encore à ce jour.
    En parallèle, elle répond à divers mandats ; elle est notamment attachée de presse au festival Les Urbaines et chargée de la promotion du réseau Passedanse. Elle a également réalisé des études de publics, assuré l’administration et la production de formations musicales et l’assistanat administratif au sein d’un service culturel.
    Responsable de la communication, Camille Dubois contribue à l’élargissement du cercle des femmes et des hommes intéressés par l’action de La Marmite, à l’élaboration de la lettre électronique qui les informe de nos actions. Enfin, elle est en charge de la relation aux médias.

Aleksandr Thibaudeau
  • Aleksandr Thibaudeau

    multimédia

    Animateur socioculturel, photographe, musicien et enseignant vacataire à la Haute école de travail social (HETS), Aleksandr Thibaudeau a également été (entre autres activités, plus ou moins lucratives) ingénieur du son (Casa del Popolo & Sala Rosa, Montréal, 2002-2003 ; Del-Uks Audio Lab & Mastering, Genève, 2003-2010) et responsable de l’administration et coordinateur de projet pour l’association Post Tenebras Rock (PTR, Genève, 2005).
    Engagé depuis près de 15 ans par la Maison de Quartier de Saint-Jean, il travaille principalement auprès d’adolescents et de jeunes adultes des quartiers Saint-Jean/Charmilles/Europe. Il a initié en 2010 la création de la Permanence jeunes adultes (PJA), espace d’accueil libre pour jeunes adultes en situation de rupture familiale, sociale et/ou socioprofessionnelle. En 2013, il co-réalise le film documentaire galéRAGE, dans le cadre de ses études à la Haute école de travail social (HETS), afin d’illustrer les actions menées au sein de cette structure.
    Aleksandr Thibaudeau est notre grand témoin : il enregistre les conférences populaires comme les veillées de La Marmite pour les rendre accessibles sur notre site Internet et photographie nos intervenants.

Alban Chaperon
  • Alban Chaperon

    comptabilité, administration

    Actif dans le milieu autogéré et associatif depuis la fin des années 1980, Alban Chaperon est détenteur d’un CFC de libraire et d’un diplôme Ifage de comptabilité.
    Il a été libraire, Dj, organisateur de concerts, producteur de disques et d’objets musicaux extraordinaires en édition limitée, graphiste, propriétaire de magasin, comptable et administrateur.
    Il est passé par la Librairie autogérée du Boulevard, le Kab de l’Usine, Noise Products Records, BRU(i)T, PC Design, le Spoutnik, le Festival Black Movie, Antishop, Cinétransat, Tako, 42prod et Post Tenebras Rock.
    Il a rejoint en 2015 l’équipe de La Bâtie-Festival de Genève en tant qu’adjoint administratif et comptable.

Julie Decarroux
  • Julie Decarroux-Dougoud

    production, programmation

    Licenciée en lettres modernes et arts du spectacle, elle conclut sa formation universitaire par un Master en études théâtrales avec un mémoire sur les actions culturelles et artistiques en direction du jeune public.
    Elle a collaboré à la programmation du Théâtre Forum Meyrin, à la promotion de l’Association pour la danse contemporaine (adc) et a assuré la coordination de l’association Danse Plus – cellule de médiation. Elle a également coécrit le concert poétique et visuel La Scène révoltée et a réalisé un mandat d’assistanat administratif pour le projet ARS du canton de Berne. Elle est actuellement assistante de direction et chargée de production pour La Bâtie-Festival de Genève.

Mathieu Menghini
  • Mathieu Menghini

    conception, animation, programmation

    Historien, anciennement directeur du Centre culturel neuchâtelois, du Théâtre du Crochetan et du Théâtre Forum Meyrin, conseiller de la Fondation nationale pour la culture Pro Helvetia, chroniqueur dans Les Matinales d’Espace 2, Mathieu Menghini a conçu et organisé les festivals Poétiser la cité (Neuchâtel, 2002) et Poétiser Monthey (2002), imaginé l’élargissement du festival Scènes valaisannes à l’ensemble du Valais et coécrit le concert poétique et visuel La Scène révoltée (2012).
    Aujourd’hui engagé par la Haute École spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), il est chargé d’enseignement en histoire et pratiques de l’action culturelle et titulaire de plusieurs mandats dans le domaine des politiques publiques de la culture (rapport relatif aux missions de La Nouvelle Comédie ; cycle réflexif La Culture, créatrice de valeurs à Genève ; projet du CREA dans le canton du Jura ; projet du réseau ARS dans le canton de Berne – projet soutenu nationalement par Pro Helvetia ; conseil scientifique du colloque sur l’accessibilité de l’association La Nuit des musées de Lausanne et Pully, etc.). Il est nommé par le Conseil fédéral membre du jury fédéral du théâtre et par l’écrivain et metteur en scène Wajdi Mouawad, conseiller dramaturgique de La Colline – théâtre national, à Paris.
    Basé à la Haute École de travail social de Genève, il collabore notamment avec la HETSR (Manufacture), les Universités de Lausanne et Genève ainsi qu’avec l’École nationale supérieure des beaux-arts (ENSBA) de Paris sur les questions de médiation culturelle et de direction des institutions culturelles.
    Il est par ailleurs chroniqueur dans le quotidien romand Le Courrier.

Background

Les participants

Projet d’action culturelle, La Marmite adresse prioritairement ses parcours artistiques au non-public (Francis Jeanson), aux publics spécifiques ou éloignés de la culture – soit, généralement, des catégories socio-économiques précaires ou en quête de reconnaissance (chômeurs, migrants, adolescents, aînés, travailleurs pauvres, enfants provenant de milieux modestes, etc.).

Projet d’action citoyenne, elle entend donner de la visibilité, de l’audibilité aux « gens du commun » (Protagoras) – ceux que Pierre Bourdieu appelait les « dominés », Jacques Rancière les « sans-part », Erri De Luca les « sans voix ». L’œuvre d’art qui ponctuera les parcours investira l’espace public, contribuant ainsi à l’inscription sensible de ces groupes sociaux dans l’horizon démocratique.

Sens et valeur de l’art ne sont pas, pour nous, des émanations transcendantes ni le produit de codes celés dans les œuvres qu’il conviendrait simplement de déchiffrer. Ils sont matières à jeu des interprétations ; le sens, notamment, n’est jamais épuisé puisque « l’activité représentationnelle exercée sur l’objet » (pour reprendre l’expression de Jean-Marie Schaeffer) varie en fonction des conditions sociales, historiques, culturelles dans lesquelles se trouvent les récepteurs, dans lesquelles se tient l’expérience esthétique. Une transaction collective du sens libère la réception, épanouit la polysémie des œuvres. D’où l’intérêt de socialiser la réception, de réunir des groupes autour de nos parcours et d’élargir sociologiquement, même modestement, le public en prenant en compte les obstacles symboliques et psychosociaux dans l’accès à l’art.

Conçue comme le miel d’authentiques rapports humains, semblable médiation charrie une dimension sociale : pour paraphraser Antoine Hennion, il n’y a rien à partager de plus important que le partage lui-même, que cette rencontre humaine, ce commun autour d’un objet.

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Par la reconnaissance de l’égalité des participants, par l’affirmation de leurs points de vue, par la mise en débat de ceux-ci, notre médiation se veut non seulement l’occasion d’un approfondissement du rapport aux œuvres mais aussi un exercice de citoyenneté (d’empowerment, comme disent les anglophones).

Nous avons pensé la taille de nos groupes (7 à 15 personnes) de manière à favoriser la meilleure participation de chacun : en effet, suivant les acquis des théories de la dynamique des groupes restreints, en deçà de ce nombre, la stimulation est moindre ; au-delà, des phénomènes de leadership réduisent le partage de l’interlocution.
Nous privilégions donc les groupes restreints et des cercles déjà constitués, des associations afin de favoriser chez chaque participant l’audace d’être soi. Mais que l’on ne se méprenne pas, la culture des groupes n’est pas close sur elle-même et, par delà tout schématisme, l’homme est « pluriel ».
Relevons enfin que ces groupes sont « baptisés » (Groupe Char, par exemple) offrant une référence indirecte à l’un ou l’autre moment du parcours proposé. L’explicitation de ces désignations sera l’occasion d’une stimulation supplémentaire. Par ailleurs, nous croyons au pouvoir de la nomination pour encourager la « mobilisation » (Célestin Freinet) de tous et l’estime de soi.

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Les artistes

Chaque groupe compte un-e artiste d’une discipline différente en son sein.
L’enjeu de cette présence tient en ceci que La Marmite ne souhaite pas restreindre son intervention à une simple action de démocratisation culturelle, d’accès aux institutions culturelles ; elle ambitionne aussi de mettre en exergue la sensibilité, la créativité des populations invitées. Nous voyons dans cette Marmite, une occasion exceptionnelle pour des personnes – surtout les plus démunies – d’être sujets : « de témoigner, de se faire entendre, de faire porter leur expérience de la sphère privée à la sphère publique » (nous reprenons, là, les mots de Pierre Bourdieu au terme de La Misère du monde).

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Pour ce faire, l’association de l’artiste et du groupe tout au long de ce périple (entre huit et dix réunions ou sorties communes) devrait permettre la production d’une forme cristallisant les représentations, les sentiments des participants et ceux de l’artiste. Le processus de la création pourra être collaboratif (création partagée) ou non, selon la volonté des concernés – le temps restant, ici, un facteur particulièrement déterminant. Quoi qu’il en soit, cette création originale témoignera de ce cheminement. Les formes ainsi réalisées (photographies, écrits, œuvres plastiques, films, etc.) seront exposées dans les lieux partenaires et/ou sur le site Internet de La Marmite.

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Les intellectuel-le-s

En ces temps de montée du racisme, de la xénophobie, de l’intolérance et d’anémie de la citoyenneté, il est urgent pour notre démocratie d’infuser l’esprit critique en son sein.
Or, nous constatons une relative démission des intellectuels, un manque d’interlocution entre la population et les « professionnels de la pensée » ; aussi La Marmite entend-elle promouvoir des occasions de rencontre avec des personnalités à l’intelligence vive et originale.

La forme de ces rencontres (lieu, modalité, etc.) entend lever les sentiments d’indignité et d’inaptitude ressentis par beaucoup face au Savoir. La forme des causeries populaires – pratiquée au début du XXe siècle lorsque les travailleurs se piquèrent d’auto-éducation – doit assurer de véritables échanges, l’exercice d’une délibération authentiquement démocratique.

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Les comédien-nes

Nos conférences populaires seront émaillées de projections d’extraits sonores ou de films, mais également de lectures.

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Nicole Bachmann
  • Nicole Bachmann

    Née à Bienne, Nicole Bachmann suit une formation de comédienne à l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Genève, puis obtient un diplôme de dramaturgie à l’Université de Lausanne en 2005.
    Elle a collaboré pendant plus de 10 ans avec le Théâtre de la Grenouille à Bienne, comme comédienne sur plusieurs productions, puis également comme traductrice et comme assistante à la dramaturgie. Parallèlement à cette expérience, elle participe en tant que comédienne aux trois spectacles de la Compagnie genevoise clair-obscur, Le Miracle en 2003, Sous les yeux des femmes gardes-côtes en 2006, et PALAVIE de Valérie Poirier en 2015, sélectionné pour la 3e édition des Rencontres du Théâtre Suisse. Elle poursuit depuis 2009 une collaboration artistique avec le Théâtre du Saule Rieur, sous la direction de Cyril Kaiser (Calvin un itinéraire en 2009 et 2010, Le Misanthrope de Molière en 2011, Rousseau un itinéraire en 2012, Des hommes et des siècles à St-Maurice en 2015, l’Ours de Tchekhov en préparation).
    Elle tourne également ponctuellement pour la télévision, donne des cours de théâtre, écrit des spectacles pour enfants et enseigne l’histoire du théâtre et la communication.

Pierre Banderet
  • Pierre Banderet

    Pierre Banderet est comédien. Formé à Lausanne d’abord, puis au Conservatoire National de Paris avec Antoine Vitez et Marcel Blüwal comme professeurs.
    Au théâtre, il a travaillé à la fois en France et en Suisse, collaborant aussi bien avec les grandes institutions (Théâtre national de Chaillot, Odéon, Amandiers de Nanterre, Comédie de Genève, le Poche ou Théâtre de Vidy, etc.) que participant à des projets off, émergents ou expérimentaux ; associé à des compagnies permanentes (le théâtre-Studio d’Alfortville, l’Antre du Loup, les Possédés, etc.).
    Ses derniers spectacles à Genève ont été La Nuit des Rois de Shakespeare, à l’Alchimic et Un Conte cruel de Valérie Poirier, dans la saison de la Comédie (joué au Poche).
    Il est à l’affiche, à Genève, l’été 2016, dans La Panne de F. Dürrenmatt au Théâtre de l’Orangerie, et à l’automne, de La Lune se couche de H. Pinter au Théâtre du Grütli.
    Il est compagnon de route de la première heure de Robert Guédiguian, jouant dans une quinzaine de ses films de Rouge Midi (1985) à Une Histoire de fou (2015).

Claude Thebert
  • Claude Thébert

    Né en France dans les Vosges, Claude Thébert suit une formation de comédien à l’école Grotowsky à Aix-en-Provence. Entre 1969 et 1971, il dirige le Centre Culturel de Saint-Dié. En 1971, il devient comédien permanent au Théâtre Populaire Romand. Claude Thébert s’installe en 1985 à Genève et devient un comédien indépendant jouant en Suisse, France et Belgique avec nombre de metteurs en scène : Jean Liermier, Claude Stratz, Jean-Louis Hourdin, Philippe Sireuil, Denis Guénoun, Philippe Morand, Michel Voïta, etc. En parallèle, en 1993, il crée le Théâtre du Sentier avec Anne-Marie Delbart et Gilles Lambert. Il produit plusieurs créations originales de Robert Walser, Heinrich von Kleist, Hugo Loetscher, S. Corinna Bille, Georges Haldas, Jacques Probst, etc. Avec le Théâtre du Sentier, il crée notamment La Vie errante de Yves Bonnefoy (spectacle en appartement) et le Bal à la sauvette (spectacle itinérant dans les parcs du canton de Genève et en tournée romande). De 1994 à aujourd’hui, il met en scène des pièces de Jean-Marie Piemme, Amélie Plume, Christophe Gallaz, Antoine Jaccoud, etc. Depuis 1998, il réalise des lectures publiques. Le Passage du lecteur se produit dans la rue, les cafés, les librairies, les bibliothèques, les galeries d’art, les musées, les écoles, des caves, etc.

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Les médiateurs-trices

L’équipe des médiateurs constitue une forme de pool d’intervenants choisis – pour partie – en bonne intelligence avec les lieux de formation à la médiation (des contacts ont déjà été pris en ce sens notamment avec le collectif microsillons, actif au sein du Master Arts visuels TRANS – Art, éducation, engagement de la HEAD ; d’autres sont prévus avec La Manufacture – HETSR).
Nos médiateurs sont choisis en fonction de leur motivation, de leurs expériences et de leurs formations (artistes, historiens de l’art, psychologues de l’art, sociologues de l’art, pédagogues artistiques, travailleurs-euses sociaux-ales, etc.).

Chaque groupe de participants est accompagné par un duo de médiateurs venant l’un de la culture, l’autre du social ; en effet, chaque duo doit pouvoir se confronter à plusieurs disciplines artistiques, mais aussi faire valoir une sensibilité sociale, une attentive sociabilité.
Des échanges réguliers entre les médiateurs des différents parcours permettent d’affiner nos idées méthodologiques, de parfaire une culture commune de la médiation, de développer notre connaissance du paysage culturel et social de la région, de penser le partage entre esthétique et citoyenneté, art et vécu, transmission et co-construction dans l’abord des groupes.

Florence Savioz
  • Florence Savioz

    Licenciée en Sciences sociales des universités de Lausanne et Berne, Florence Savioz a rédigé un travail de mémoire sur la politique d’asile en Suisse, primé par la société académique du Valais. Dans son parcours professionnel, elle a collaboré avec différents groupes de personnes en situation de précarité. Polyglotte, elle apprécie les voyages et les découvertes. Depuis 2011, elle travaille pour l’organisation d’échange pour jeunes ICYE (International Cultural Youth Exchange) basée à Berne, en tant que responsable de programme et codirectrice.
    Passionnée d’activités créatrices, elle découvre le théâtre sur les bancs d’école primaire de Sion. Dès lors, elle pratique le théâtre en amateur et obtient un certificat non-professionnel de théâtre du Conservatoire cantonal de Sion. En 2014, elle achève un CAS en animation théâtrale à la Manufacture à Lausanne et commence à animer un cours de théâtre pour des adolescents dans une école secondaire de Fribourg, ainsi que des ateliers de théâtre social avec l’association Multi-Scènes dont elle est la cofondatrice.

Alice Izzo
  • Alice Izzo

    Diplômée en Géographie à l’Université de Genève, Alice Izzo s’est orientée durant ses études vers la géographie humaniste, un domaine qui la passionne. Ses recherches se portent principalement autour des notions d’espace public, d’ambiances urbaines, d’actions culturelles et s’élargissent sur la sociologie du quotidien. C’est ainsi qu’en 2014, elle rédige un mémoire de recherche portant sur La marche comme pratique esthétique qui fut récompensé par une publication dans le Globe, Revue genevoise de géographie.
    Géographe mais aussi artiste plasticienne, elle développe sa pratique parallèlement à ses études en participant à de nombreuses reprises à des expositions individuelles et collectives sur le territoire genevois.
    Le pont entre ses différentes pratiques, c’est le métier de médiatrice culturelle qui concilie la création artistique et sa transmission, dans une approche plus sociale. Elle décroche son premier poste en 2014 au sein de l’association Petits amis des Musées. Un emploi qui lui donne la possibilité de lever les yeux de ses bouquins, de sortir de son atelier pour enfin travailler sur le terrain en créant, à travers l’art, des situations d’échange, de rencontre et d’expérimentation entre les citoyens et les milieux culturels et artistiques.
    Afin de compléter son cursus, elle poursuit actuellement une formation dispensée par le Master Arts visuels – TRANS – Médiation à la HEAD, où l’art est pensé comme un possible vecteur de transformation sociale, ce qui lui permet d’approfondir sa réflexion sur les relations entre art et société.

Barbara San-Antonio
  • Barbara San-Antonio

    Travailleuse sociale depuis plus d’une dizaine d’années dans le milieu associatif genevois, très concernée par les questionnements autour de la problématique de la migration, de l’exil, Barbara San-Antonio est également séduite par le mouvement Fluxus de la fin des années 60 avec sa volonté de faire coïncider l’art et la vie, ainsi que des projets tels que MuMo, musée mobile qui amène l’art à la portée de chaque enfants en se déplaçant chez eux, dans leur pays, leur quartier, leur cour d’école.
    A travers sa pratique professionnelle, Barbara a eu l’occasion d’interroger et faire se croiser ces différentes notions liées à la citoyenneté, l’animation socioculturelle et diverses pratiques artistiques pouvant oeuvrer comme vecteur d’intégration.

Laure Gallegos
  • Laure Gallegos

    Licenciée en sociologie à l’Université de Genève en 2001, Laure Gallegos part deux ans plus tard faire un postgrade en gestion et politiques culturelles à l’Université de Barcelone. Plusieurs expériences dans ce domaine s’en suivront (divers Festivals, suivi d’artiste). En parallèle, elle travaillera au sein de diverses structures et institutions avec différents publics (enfants, jeunes en rupture, toxicomanes, handicapés mentaux). Persuadée de l’importance que revêt l’action locale dans la promotion de la diversité, de l’intégration sociale et de la citoyenneté, elle exécutera en 2007 un Master en étude du développement à l’IHEID. Depuis huit ans, Laure s’occupe de la promotion du développement durable pour une commune du Canton de Genève et formalise des projets de sensibilisation, notamment pour les écoles. Passionnée de théâtre et ayant découvert les apports bénéfiques de cet art dans l’action socioculturelle, elle suit actuellement le CAS en animation et médiation théâtrales de la Manufacture.

Nicolas Joray
  • Nicolas Joray

    Après une maturité théâtre obtenue dans le Canton du Jura, Nicolas Joray poursuit des études en anthropologie et en dramaturgie aux Universités de Neuchâtel et de Paris X. Durant son parcours, il a notamment réalisé un court métrage ethnographique sur une compagnie de théâtre genevoise et participé à la conception d’une exposition au Musée d’Ethnographie de Neuchâtel.
    Parallèlement, il complète ce cursus par une formation continue en animation et médiation théâtrales à La Manufacture de Lausanne. C’est dans ce cadre qu’il accompagne la saison 2016-17 du Théâtre Benno Besson d’Yverdon à travers des actions de médiation.
    Sur le plan associatif, il s’engage en tant que membre de la commission Action culturelle du Forum culture de l’arc jurassien et est actif dans la commission Culture et activités de la Fédération neuchâteloise des étudiants. Il a en outre présidé le THUNE (Théâtre universitaire neuchâtelois).
    Il est également assistant à la mise en scène pour la prochaine création du Vélo Théâtre en France et correspondant culturel pour Le Quotidien Jurassien.

Valerie Tacheron
  • Valérie Tacheron

    L’amour des mots et l’envie de dire, partager, inventer et jouer à représenter le monde accompagnent Valérie Tacheron depuis l’adolescence. Cet élan l’entraîne sur un chemin qui lui permet aujourd’hui de participer à la création de projets théâtraux, improvisés ou encore lyriques.
    Après une année de formation de l’acteur à l’Ecole supérieure du spectacle à Paris et une licence en Lettres à l’Université de Genève, elle se spécialise en Dramaturgie et en Animation et Médiation théâtrale. La curiosité la mène également à franchir les portes du Grand Théâtre de Genève et à découvrir les coulisses de ses productions.
    Aujourd’hui elle assume des régies à l’opéra ou pour des compagnies théâtrales. En parallèle, elle anime des ateliers et stages d’improvisation ou de création collective. Elle a entre autres participé avec l’association Prélude à un projet au long cours de création sonore en milieu carcéral. Enfin, dès qu’elle le peut, elle joue dans des spectacles improvisés ou co-écrits qui lui permettent d’être au service de créations plus personnelles.

Emmanuel Bonjour
  • Emmanuel Bonjour

    Diplômé de l’École Normale de Lausanne en 1998, Emmanuel Bonjour commence sa carrière dans des classes primaires. Pour découvrir de nouveaux horizons, il part enseigner le français aux Etats-Unis et au Burkina Faso. Dès 2003, il complète sa formation pour l’enseignement secondaire à la Haute Ecole Pédagogique de Lausanne et enseigne le français, l’histoire et les mathématiques à Clarens avec des élèves de 9, 10 et 11e années. Convaincu que l’art est un formidable intégrateur social et passionné de théâtre, il anime des ateliers-théâtre, collabore à l’organisation de plusieurs spectacles et participe à l’élaboration des activités culturelles proposées au sein de son établissement scolaire. Afin de développer ses compétences, il commence en 2015 un CAS en médiation et animation théâtrales à la Manufacture de Lausanne. Cette formation continue, qu’il achèvera en mars 2017, lui permet de mettre en place des actions de médiation en lien avec des spectacles du Théâtre Benno Besson à Yverdon.

Emmanuelle Ohl
  • Emmanuelle Ohl

    Française, vivant à Lausanne depuis 2007, Emmanuelle Ohl a commencé l’enseignement en 1984 et est, depuis 2008, enseignante en éducation physique et sportive au gymnase de Nyon.
    Outre le sport, Emmanuelle est passionnée de théâtre et de danse contemporaine. Elle a monté des spectacles scolaires, notamment une production qui a été été présentée au théâtre des 3 p’tits tours à Morges.
    Souhaitant se renouveler professionnellement sans toutefois abandonner son métier, elle s’est tournée vers le CAS en animation et médiation théâtrale proposé par la Manufacture de Lausanne ; sa formation s’achèvera en mars 2017. Récemment, elle a participé à la mise en place d’un atelier à la prison de Lonay, dans le canton de Vaud.

Iris Meierhans
  • Iris Meierhans

    Médiatrice culturelle, cheffe de projets et chargée de communication, Iris Meierhans a travaillé quinze ans dans l’humanitaire au CICR avant de se tourner vers la scène culturelle genevoise. Convaincue du pouvoir de l’art comme vecteur de transformation sociale, elle a collaboré avec des artistes nigérians, soudanais ou palestiniens afin de générer des situations de réflexion collective sur le respect de la dignité au sein, par exemple, de groupes de policiers, d’enfants-soldats ou de représentants religieux.
    Elle a curaté (ou co-curaté) des expositions d’art contemporain (Nigéria 2007), de photographie (campagne Health Care in Danger 2013), ainsi que l’exposition Humaniser la guerre ? (Musée Rath 2014, Memorial de Caen 2015, Capital Museum Pékin 2016) et participé à de nombreuses actions de médiation culturelle avec des classes et des étudiants.
    En 2016, elle a conçu et mené un projet de médiation culturelle avec un groupe de personnes migrantes pour la Fête de la Danse à Genève.
    Licenciée en sciences politiques et titulaire d’un diplôme en communication, elle finalise un CAS de médiatrice culturelle à l’école d’études sociales et pédagogiques de Lausanne.

Jean-Luc Riesen
  • Jean-Luc Riesen

    Né à Genève en 1960, Jean-Luc Riesen est musicien et compositeur. Il joue de la basse et de la contrebasse au sein de nombreuses formations, dans des répertoires rock, Jazz, chanson, classique, ainsi que dans des performances et divers projets théâtraux. Il participe à de nombreuses tournées suisses et européennes.
    Membre du collectif Fanfareduloup Orchestra depuis 1991, il en a été le président durant quinze ans.
    Depuis 2006, il est médiateur culturel au Théâtre Forum Meyrin. Dix saisons d’expositions aux thématiques variées – sciences, arts plastiques, enjeux de société, etc. Il participe aux accrochages des expositions et collabore à la mise en espace de celles-ci. Il assure la création et l’animation d’ateliers ainsi que l’accueil des divers publics – écoles tous degrés, écoles d’art, classes professionnelles, associations, publics fragilisés.
    Il est depuis 2014 associé au processus de réflexion sur le développement des activités du service des expositions et est actuellement responsable de projets.

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Les graphistes

La communication de La Marmite bénéficie de l’implication généreuse de deux graphistes. Elles traduisent avec pertinence et sensibilité l’esprit des actions de l’association.

Jeanne Roualet
  • Jeanne Roualet

    Jeanne Roualet, graphiste free-lance depuis 10 ans, est spécialisée dans le domaine culturel. Elle a créé de nombreuses identités pour des théâtres publics avec lesquels elle collabore au fil des saisons.

    – Le Théâtre Am Stram Gram, Centre de Création et de Ressources pour l’Enfance et la Jeunesse, Genève
    – Le Monfort Théâtre, Paris Les Scènes du Jura, Scène nationale multi-sites
    – Le Dôme Théâtre, Scène conventionnée pour la danse, Albertville
    – Le Théâtre du Préau, Centre Dramatique Régional de Basse-Normandie, Vire L’Ecam,
    – Théâtre du Kremlin-Bicêtre
    – Le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène nationale
    – Le Passedanse, Genève et Haute-Savoie

    Par ailleurs, elle travaille pour différentes maisons d’édition, compagnies de théâtres, musées…

Cristina Napoleone
  • Cristina Napoleone

    Cristina Napoleone est graphiste free-lance depuis 2010 et elle est spécialisée dans la création d’identité visuelle print et web pour la culture et le territoire. Elle a collaboré pendant 4 ans à l’élaboration du cours de design et communication à l’université polytechnique de Milan. Elle a été la tutrice du Workshop «Aiap design musei» donné par Franklin Desclouds/Des Signes. Elle a remporté le premier prix du concours «One dream, one city» projet d’identité visuelle organisé par Aiap et par la ville de Milan. En 2009, elle remporte la médaille d’argent du concours de la biennale design virtuel de Prague dans la catégorie professionnelle. Elle développe parallèlement plusieurs projets pour la valorisation du territoire et collabore régulièrement avec le Musée des Sciences et de la technologie Leonardo Da Vinci de Milan, le Théâtre Am Stram Gram, le Passedanse de Genève et le théâtre du Préau de Vire.

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Les marraines & parrains

Soucieuse de voir cautionnées son ambition et sa manière, La Marmite a l’honneur et le bonheur de pouvoir se réclamer des marraines et parrains suivants :

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  • Valérie Humbert

    Née en 1968 à Fribourg et vivant à Lausanne, Valérie Humbert travaille pendant plus de treize ans dans le monde du livre avant d’entreprendre des études de droit couronnées par l’obtention d’un brevet d’avocate en 2007. Travaillant à temps partiel dans le domaine juridique (essentiellement au Tribunal administratif fédéral, mais aussi à la Commission de recours HES-SO et au Tribunal arbitral du canton de Fribourg), Valérie Humbert est également diplômée en gestion culturelle. Elle poursuit, en parallèle à ses activités professionnelles, de nombreux engagements dans le domaine culturel, notamment par le passé au profit de l’association Fri-Son à Fribourg, du Journal du Théâtre de Vidy, du projet porté par le Syndicat romand du spectacle 5600k les artisans de l’ombre, de l’association Un autre regard qui a œuvré pour la réalisation de la ferme des Tilleuls à Renens. Jusqu’à fin juin 2017, elle a présidé l’association de la Nuit des musées de Lausanne et Pully et a contribué à organiser, dans ce cadre, le colloque qui s’est tenu à Lausanne en septembre 2016 Pourquoi aller au Musée ? Elle s’intéresse à tout ce qui met la pensée en mouvement, déroute les perceptions et éprouve les convictions. Passionnée des arts et des lettres, elle apprécie notamment les démarches artistiques partagées et les projets cultuels qui interrogent notre manière d’être ensemble.

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  • Robert Guédiguian

    Robert Guédiguian est un réalisateur, acteur, producteur et scénariste de cinéma né en 1953 à Marseille.
    Fils d’une mère allemande et d’un père arménien, Guédiguian est issu d’un milieu ouvrier (son père, électricien, travaillait sur les docks de Marseille). Il s’intéresse très tôt aux questions politiques et sera un temps militant du Parti communiste.
    Il entame des études de sociologie à la faculté d’Aix-en-Provence – lieu de la rencontre avec sa future compagne et « muse », Ariane Ascaride. Robert Guédiguian s’est fait alors l’auteur d’une thèse sur la perception de l’Etat dans le milieu ouvrier.
    C’est à travers Marseille et, particulièrement le quartier de L’Estaque, qu’il scrute l’histoire de ceux qu’il appelle, en référence à Victor Hugo, les « pauvres gens » : ouvriers, salariés, petits patrons, chômeurs, déclassés.
    Producteur indépendant, Robert Guédiguian est partenaire d’une maison de production en nom collectif (Agat Films & Cie / Ex Nihilo) qui intervient de façon militante dans la totalité du champ de la création audiovisuelle et du spectacle vivant.
    Son cinéma comme son activité de producteur sont investis de l’idée que l’art conscient de lui-même peut changer le monde : Guédiguian ne néglige d’ailleurs pas d’intervenir directement dans le débat public, à l’instar d’un Pier Paolo Pasolini.
    La Marmite est heureuse de compter cet artiste lucide et sensible parmi ses parrains – un artiste pareillement attentif à ce qui fut, à ce qui est et à ce qui pourrait être.

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  • Jean-Michel Potiron

    Né à Rouen, directeur d’une compagnie théâtrale indépendante (Théâtreàtoutprix de Besançon), metteur en scène, enseignant, dramaturge, comédien, Jean-Michel Potiron a à cœur d’interroger l’enjeu de l’art, les sens de l’engagement.
    Il a connu de multiples résidences notamment au Théâtre de l’Espace scène nationale de Besançon, au Théâtre de la Cité Internationale de Paris, au Théâtre-Ecole d’Art Dramatique de Moscou, à la Grange de Dorigny de Lausanne, à l’Académie Expérimentale des Théâtres de Paris, au Centre de Culture ABC de La Chaux-de-Fonds.
    Il crée notamment : Le monte-plats de Pinter, Kiki l’indien de Jouanneau, Violences Corps et Tentations de Gabily, Andromaque de Racine, Aglavaine et Sélysette de Maeterlinck, Hercule Furieux de Sénèque.
    Dans le cadre du cycle « Qu’est-ce que l’art ? », il réalise Protesto ! Solo Inutile (?) Pour une Culture qui Cultive !. Potiron s’associe avec Stéphane Keruel de la compagnie Le Chant de la Carpe de Niort ; de cette association naissent : Et donc je m’acharne, Le dernier des Dériveurs à travers l’œuvre complète de Debord, Là quand même allusion à Jacques Lacan, La Guerre, notre poésie, La Mouette de Tchekhov, Un Petit Godard, A gorge dénouée de Luca, Apocalypsis d’après Concert à la carte de Kroetz, Sept d’après L’épreuve du feu de Dahltröm, La Conférence de Pellet. Il s’apprête à créer Orgie de Pasolini.
    Parallèlement, il dispense différentes formations d’acteurs dans des écoles de théâtre à Lyon, Lausanne ou au sein d’universités, notamment à Besançon.

lazzarato
  • Maurizio Lazzarato

    Sociologue et philosophe italien indépendant résidant à Paris, relecteur de Marx, Tarde, Schmitt, Foucault, Guattari, Deleuze, Simondon, Maurizio Lazzarato se penche depuis des années sur la question du travail immatériel, celle de l’éclatement du salariat, de l’ontologie du travail et du capitalisme cognitif. Il s’est également intéressé aux concepts de biopolitique et de bioéconomie.
    Fils d’ouvriers italiens de la Vénétie, il prend en haine le travail salarié et fuira toute sa vie cette forme d’activité. Vivement engagé, il devra fuir son pays d’origine pour se réfugier en France.
    Il est l’auteur – entre nombre d’autres ouvrages – d’Expérimentations politiques (2009), de La Fabrique de l’homme endetté (2011), de Guerres et Capital (2016).
    Maurizio Lazzarato était l’un des invités de notre saison I ; mentionnons la magnifique après-midi passée avec les militants d’ATD Quart Monde en mars 2017. « La dignité s’arrache ! » clama-t-il ce jour-là…

Robert-Abirached
  • Robert Abirached

    Né à Beyrouth, universitaire, critique théâtral, directeur du Théâtre et des Spectacles au ministère français de la Culture sous la présidence de François Mitterrand, président de l’Observatoire des politiques culturelles de Grenoble, du Festival des Francophonies de Limoges, Robert Abirached est avant tout un écrivain, un homme de théâtre et un historien de la décentralisation culturelle.
    Sa carrière académique le mènera notamment à l’Université Paris-X-Nanterre (département des arts du spectacle) et à l’université catholique de Louvain-la-Neuve. Il a également occupé la chaire d’histoire du théâtre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique.
    Robert Abirached s’est intéressé très tôt aux mouvements civiques qui traversaient le théâtre : il a d’abord suivi en simple militant la naissance et les progrès de la décentralisation et du théâtre public selon Jean Vilar, mais on le trouve, dès 1964, engagé dans l’aventure du festival de Nancy fondé par Jack Lang, qu’il va épauler avec force pendant plus de quinze ans.
    Entre nombre d’autres ouvrages, Abirached a publié un essai intitulé Casanova ou la dissipation (prix Sainte Beuve) et un roman L’Émerveillée. Il signe également Jean Vauthier, La Crise du personnage dans le théâtre moderne puis une pièce jouée au théâtre national de l’Odéon : Tu connais la musique ? Mentionnons encore qu’il édite dans la collection de la Pléiade les Mémoires de Casanova et collabore à La Nouvelle Revue française (NRF), où il donnera des chroniques régulières de critique littéraire et de critique dramatique (activité qu’il pratiquera également en journaliste au Nouvel Observateur).
    Robert Abirached a accepté de soutenir la démarche de La Marmite sensible notamment à l’indépendance de notre projet et à son souci d’élargir la réception des œuvres tout en respectant la liberté de création des artistes.

michelcordillot
  • Michel Cordillot

    Michel Cordillot est un historien français, spécialiste du mouvement ouvrier. Angliciste (américaniste) et traducteur, il étudie plus particulièrement, dans la thématique du mouvement social, les exilés francophones aux Etats-Unis d’Amérique au XIXe siècle et au début du XXe siècle.
    Fils de Jean Cordillot, instituteur et dirigeant communiste de l’Yonne, député de 1956 à 1958 puis maire de Sens, Michel Cordillot est agrégé d’anglais. Il est professeur de l’enseignement secondaire avant de rejoindre l’Université de Franche-Comté à Besançon. Docteur d’État d’histoire et de civilisation américaines, il est ensuite enseignant de civilisation américaine à l’Université Paris VIII, dont il est professeur émérite.
    S’étant tout d’abord intéressé à l’histoire des débuts du mouvement ouvrier à Besançon, il étudie les pionniers du mouvement ouvrier et socialiste français au temps de la première Internationale et de la Commune de Paris.
    Il est un des fondateurs des Cahiers Charles Fourier, où il publie de nombreux articles. Il s’attache à restituer les parcours de militants communards tels Zéphirin Camélinat, Benoît Malon, mais également Eugène Varlin – principal artisan de la société civile d’alimentation de La Marmite à laquelle notre association doit son nom !
    Mais son domaine de prédilection est donc l’étude des exilés du mouvement ouvrier français en Amérique du Nord, auxquels il consacre plusieurs ouvrages de référence.

    A lire : Eugène Varlin, chronique d’un espoir assassiné, éditions ouvrières, col. la part des hommes, Paris 1991. Réédition revue et augmentée : Eugène Varlin, internationaliste et communard, Éditions Spartacus, 2016.

Marie Claire Caloz Tschopp
  • Marie-Claire Caloz-Tschopp

    Professeure titulaire à l’Université de Lausanne, chargée de cours à l’Université de Louvain, private docent à l’Université de Genève, membre de Solidarité sans Frontières en Suisse, récipiendaire notamment – en 1996 – du Prix du Mouvement pour une Suisse Ouverte Démocratique et Solidaire en reconnaissance de son engagement personnel et incessant, Marie-Claire Caloz-Tschopp développe une pensée de la résistance comme création politique et philosophique.
    Penser le mouvement dans la migration et la pensée, décrire l’exil et le désexil aux frontières du monde contemporain (action qu’elle mène notamment au sein du Collège International de Philosophie de Paris), combattre la violence – notamment d’Etat – sur les réfugiés, lutter pour l’autonomie, le droit d’asile, la civilité, tel est le fil rouge de l’engagement de Marie-Claire Caloz-Tschopp.
    S’engager dans l’espace public pour comprendre, agir, penser, développer la capacité de jugement comme le préconisait Hannah Arendt implique, affirme notre marraine, de prendre le risque de s’engager avec d’autres.

doris-jakubec
  • Doris Jakubec

    Anciennement  professeure de littérature romande à l’Université de Lausanne et directrice du Centre de recherches sur les lettres romandes, Doris Jakubec est une cheville ouvrière des Lettres romandes. C’est en grande partie à elle qu’elles devront d’être sorties de leurs frontières régionales : d’une part, elles ont rejoint l’espace des littératures francophones, de l’autre, elles suscitent aujourd’hui des recherches universitaires de haut niveau et des traductions dans divers pays européens et extra-européens.
    Professeur invitée aux universités de Montréal, de Stanford et d’Albuquerque, mais aussi chargée de cours à l’Université de Tel-Aviv et de Pékin, Doris Jakubec a contribué de façon décisive à donner à la littérature de ce pays l’accueil critique rigoureux et le rayonnement international dont elle manquait.
    Notre marraine a consacré sa thèse à un poète français, Sylvain Pitt, grand ami de Charles-Albert Cingria et de Paul Claudel. Outre la poésie qui est son premier intérêt, elle se spécialise dans la critique génétique et l’étude des variantes, en relation avec la poétique et la vie interne des textes. Ce qui lui sera très utile dans le «grand chantier» qu’elle ouvre en 1997, avec une dizaine de chercheurs, sur l’édition critique des  œuvres de Charles Ferdinand Ramuz, y compris de très nombreux textes inédits. Elle collabore aussi à l’édition des Œuvres complètes de Charles-Albert Cingria aux Éditions de l’Âge d’Homme.

Jacques Hainard
  • Jacques Hainard

    Né en 1943 à Fleurier, Jacques Hainard fait ses études à l’Université de Neuchâtel. Après avoir obtenu sa licence en Lettres, il est engagé comme professeur à l’Ecole supérieure de commerce de Neuchâtel. En 1969, il est nommé conservateur adjoint au Musée d’ethnographie et Musée suisse des traditions populaires de Bâle. Il endosse à nouveau un statut de professeur au Collège de Lisanga (Zaïre) de 1971 à 1973 avant d’être engagé comme chef de travaux à l’Institut d’ethnologie de Neuchâtel (1973 à 1980). Il est ensuite nommé conservateur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN) d’octobre 1980 à janvier 2006 et, dans le même laps de temps, chargé de cours d’ethnomuséographie à l’Institut d’ethnologie de l’Université de Neuchâtel. En 2006, il quitte le MEN pour le MEG (Musée d’ethnographie de Genève) où il est nommé directeur (2006 à 2009).
    Nous puisons chez Jacques Hainard le souci de relier des cultures parfois lointaines – par le temps et la géographie – à nos urgences locales et contemporaines. Un souci non pas sous-tendu par quelque goût de l’exotisme que ce soit, mais par l’ambition d’une coexistence véritable.

Walter Bassan
  • Walter Bassan

    Communiste, résistant, ancien déporté du camp nazi de Dachau, Walter Bassan a aujourd’hui 91 ans. Il vit avec sa compagne à Gaillard, en Haute-Savoie et mène une existence pour le moins active. D’écoles en manifestations, de discours engagés en témoignages sur la guerre, Walter Bassan continue son long combat contre toutes les formes de démagogies, d’injustices et d’oppressions. De même que lorsqu’il avait 18 ans et qu’il « jouait » comme il dit, à distribuer des tracts antifascistes dans les rues commerçantes d’Annecy alors occupées, il agit en écoutant son cœur. « Je n’ai pas changé » aime-t-il répéter.
    Le réalisateur Gilles Perret lui a consacré un portrait documentaire Walter, retour en résistance en 2009.
    Nous séduisent chez Walter Bassan l’absence de toute compromission, l’engagement sans faille pour transformer l’ordre existant ainsi que la foi dans la possibilité de transmettre une lecture critique du monde.

simeon
  • Jean-Pierre Siméon

    Poète, romancier, dramaturge, pédagogue, critique, Jean-Pierre Siméon est directeur artistique du Printemps des Poètes. Pendant six ans « poète associé » au Centre dramatique national de Reims, il l’est désormais au Théâtre national populaire à Villeurbanne.
    Jean-Pierre Siméon compose une œuvre variée : une quinzaine de recueils de poèmes mais également cinq romans, des livres pour la jeunesse et des pièces de théâtre. Il a collaboré à de nombreuses revues de création littéraire.
    Il a écrit régulièrement dans L’Humanité comme critique littéraire et dramatique.
    Invité du Groupe Char (saison I de La Marmite), Jean-Pierre Siméon intervenait également lors de la deuxième conférence populaire de notre association, le soir où Donald Trump emportait les élections nord-américaines – un soir où notre besoin de poésie s’aiguisait…
    Sollicité pour apporter son soutien à La Marmite, Jean-Pierre Siméon a accepté avec chaleur, considérant cette initiative « juste et importante ».

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  • Loïc Wacquant

    Loïc Wacquant est professeur à l’Université de Californie-Berkeley et chercheur au Centre de sociologie européenne, Paris. Membre de la Society of Fellows de Harvard University, lauréat du Prix de la Fondation MacArthur, ses travaux portent sur la marginalité urbaine comparée, l’incarnation, la domination ethnoraciale, l’État pénal et la théorie sociale et sont traduits en une vingtaine de langues. Ses ouvrages comprennent Parias urbains. Ghetto, banlieues, État (2006), Punishing the Poor (2009), Les Prisons de la misère (nouvelle éd. augmentée, 2014), et Invitation à la sociologie réflexive (avec Pierre Bourdieu, 2014).
    Il a ouvert le cycle de conférences populaires de la saison I de La Marmite en octobre 2016 avec sa conférence Le rébus du retour de la prison au 21e siècle (que l’on peut réécouter ici).
    Par ailleurs, Wacquant a parfaitement joué le jeu d’un rapport égal, horizontal, d’écoute et d’apports dans sa forte rencontre préliminaire avec les jeunes du Groupe Les Maîtres fous.
    « C’est une initiative qui mérite de s’amplifier » (L. Wacquant).


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  • Geneviève Defraigne Tardieu

    Volontaire permanente d’ATD Quart Monde, Geneviève Defraigne Tardieu est l’auteure d’une remarquable étude (Université populaire Quart Monde. La construction du savoir émancipatoire) dans laquelle elle tente de comprendre comment la transformation des rapports sociaux entre des citoyens de milieux différents peut conduire à la production de nouveaux savoirs pour tous et à l’émancipation de chacun, comment peut s’effectuer le passage de la non-possession à l’appropriation réelle du savoir afin de permettre aux personnes les plus défavorisées de mieux appréhender le monde environnant et par conséquent d’agir.
    Lieu d’expression collective, cette UP singulière et inspirante repose sur la reconnaissance de l’expérience des personnes qui vivent la grande pauvreté, à partir de laquelle peuvent s’élaborer des savoirs, facteurs de changements sociaux.
    Comme La Marmite à laquelle elle a prodigué de précieux conseils, Geneviève Defraigne Tardieu puise aux meilleures sources d’inspiration : dans les travaux de théoriciens et praticiens de l’émancipation tels Paulo Freire, Saül Alinsky et Danilo Dolci.

Claude-Hubert Tatot
  • Claude-Hubert Tatot

    Convaincu que l’art, sa pratique et son histoire permettent de lier les savoirs et d’enrichir la compréhension du monde Claude-Hubert Tatot développe des projets d’enseignement, de médiation et de diffusion de l’art porté par un désir de démocratisation de la culture.
    Né à Ecuisses dans un milieu modeste, peu doué pour les études il est cependant historien de l’art de formation, spécialiste des monuments aux morts de la guerre de 1914-1918. Il a enseigné l’histoire de l’architecture à l’Université Lyon 2, les liens entre nature et art contemporain à l’Université Paul Valéry Montpellier 3 et la culture générale à l’Ecole des Beaux-Arts de Nîmes. Chargé des publics scolaires au musée de Brou à Bourg-en-Bresse, guide conférencier du musée des Beaux-Arts de Lyon il a été assistant du directeur au Carré d’art de Nîmes chargé de la collection et des publics adolescents et handicapés.
    Il a dirigé la Cellule pédagogique du Département de l’Instruction Publique au Bâtiment d’art contemporain de Genève (Mamco et Centre d’Art Contemporain) participant à la réflexion sur la médiation de l’art contemporain par de nombreux articles et interventions en colloques.
    Il enseigne à la Haute école d’art et de design de Genève et a dirigé le master orientation Trans, médiation et l’enseignement.
    Soucieux de la diffusion de l’art contemporain et après avoir dirigé la collection Art y es-tu : des livres d’artistes pour les enfants, éditions Qui quand quoi, il crée avec Alexia Turlin START, journal gratuit d’art contemporain fait par des artistes pour les enfants, ce grâce à la bourse de médiation de la Ville de Genève. Il écrit régulièrement articles et notices sur l’art et la médiation et vient de publier un recueil de récits : Né dans la boucherie d’Ecuisses aux éditions art&fiction, Lausanne.
    La Marmite a trouvé en Claude-Hubert Tatot un praticien réflexif particulièrement attentif aux ambiguïtés de la démocratisation culturelle, aux points aveugles contre lesquelles viennent buter, parfois, les meilleures intentions.

Jean-Marc Lachaud
  • Jean-Marc Lachaud

    Philosophe et théoricien de l’art contemporain, Jean-Marc Lachaud est professeur des universités ; il enseigne la philosophie de l’art et l’esthétique à l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne ; il est également chercheur au sein de l’Institut ACTE (unité mixte de recherche associant le CNRS et l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne).
    Il est membre des comités de rédaction d’Actuel Marx et de Recherches en esthétique.
    Jean-Marc Lachaud a publié de nombreux livres et articles sur les théories esthétiques et les pratiques artistiques du XXe siècle et dirigé plusieurs ouvrages collectifs. Citons Art et aliénation, Walter Benjamin : esthétique et politique de l’émancipation, Que peut (malgré tout) l’Art ?, Art et politique suivi de Changer l’art, transformer la société : Art et politique 2 (avec Olivier Neveux), avec le même : Une esthétique de l’outrage ?, avec Dominique Berthet et Jean-Michel Palmier Arts et sociétés.
    La Marmite cherche chez Jean-Marc Lachaud les articulations possibles entre art et émancipation, interroge dans son sillage le potentiel de l’art et aussi les liens entre création et contextes sociétaux.

Chantal Jaquet
  • Chantal Jaquet

    Philosophe française contemporaine, Chantal Jaquet est une spécialiste de Spinoza, de l’histoire de la philosophie moderne et de la philosophie du corps. Elle est actuellement professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Originaire d’un hameau de montagne savoyard et issue d’une famille modeste avec une mère au foyer et un père successivement berger, mineur, puis employé communal, Chantal Jaquet a accompli un parcours exceptionnel. Élève boursière, elle est reçue 1ère au concours d’entrée à l’École Normale d’Institutrices de Savoie, à l’âge de 15 ans. Destinée à devenir institutrice, elle est autorisée à poursuivre ses études en classes préparatoires, comme élève-maîtresse salariée, en raison de l’obtention d’une mention Très Bien au Baccalauréat de Lettres. Elle est ensuite admise à l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, puis à l’agrégation de philosophie.
    Projet social ambitionnant de favoriser le dialogue des populations et visant une forme d’empowerment de celles-ci, La Marmite a puisé bien des éclairages dans les écrits de Chantal Jaquet – notamment Les transclasses ou la non-reproduction (2014). La théorie de la reproduction sociale, constate Chantal Jaquet, admet des exceptions. Son ouvrage analyse les causes politiques, économiques, sociales, familiales et singulières qui concourent à la non-reproduction sociale, ainsi que leurs effets sur la constitution des individus transitant d’une classe à l’autre.
    Cette démarche séduisante au carrefour de la philosophie, de la sociologie, de la psychologie sociale et de la littérature requiert la déconstruction des concepts d’identité sociale et personnelle au profit d’une pensée de la complexion et du métissage des déterminations.

Jacques Ranciere
  • Jacques Rancière

    Philosophe français, qui travaille sur la politique et l’esthétique principalement, Jacques Rancière est professeur émérite à l’Université de Paris VIII (Saint-Denis).
    Élève de Louis Althusser, il participe en 1965 à Lire le Capital avant de se démarquer rapidement de son ancien professeur à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm. À la fin des années 1970, il anime avec d’autres jeunes intellectuels comme Jean Borreil (Joan Borrell), Arlette Farge, Geneviève Fraisse, le collectif Révoltes Logiques qui, sous les auspices de Rimbaud, remet en cause les représentations traditionnelles du social.
    Parallèlement, il se penche sur l’émancipation ouvrière, les utopistes du XIXe siècle (notamment Étienne Cabet) et commence à voyager régulièrement aux États-Unis. De ce travail naîtra sa thèse d’État parue en 1981 sous le titre : La Nuit des prolétaires. Archives du rêve ouvrier.
    Un peu plus tard, dans Le Philosophe plébéien, il rassemble des écrits inédits de Louis Gabriel Gauny, ouvrier parquetier et philosophe. Au milieu des années 1980, il s’intéresse à un autre personnage peu conventionnel : Joseph Jacotot qui au début du XIXe siècle remit radicalement en cause les fondements de la pédagogie traditionnelle. Cette étude donnera lieu à une biographie philosophique : Le Maître ignorant, dans laquelle il pose le postulat de l’égalité des intelligences. À la fin de cette période, Rancière, qui est également cinéphile, proche des Cahiers du cinéma, explore les liens entre esthétique et politique.
    Source d’inspiration majeure pour La Marmite que la pensée de Jacques Rancière ; nous sommes ravis de pouvoir jouir de son amicale bienveillance. Ses réflexions sur l’émancipation de même que la méthode de l’égalité influencent puissamment notre action.

Bernard Lahire
  • Bernard Lahire

    Sociologue français, Bernard Lahire est professeur de sociologie à l’École normale supérieure de Lyon et directeur de l’équipe Dispositions, pouvoirs, cultures, socialisations du Centre Max-Weber (CNRS).
    Ses travaux ont porté successivement sur la production de l’échec scolaire à l’école primaire, les modes populaires d’appropriation de l’écrit, les réussites scolaires en milieux populaires, les différentes manières d’étudier dans l’espace de l’enseignement supérieur, l’histoire du problème social appelé « illettrisme », les pratiques culturelles des Français, les conditions de vie et de création des écrivains, l’œuvre de Franz Kafka ou encore l’histoire des rapports entre art et domination en Occident.
    Son travail aboutit à une réflexion contribuant à spécifier et à nuancer la théorie des champs et la théorie de l’habitus développée par Pierre Bourdieu à partir du concept de « jeu social ».
    La Marmite a en particulier puisé dans les écrits de Bernard Lahire l’idée du « pluriel » de l’Homme et une attention aux « dissonances culturelles » présentes en tout individu.

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  • Franck Fischbach

    Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud, agrégé de philosophie, Franck Fischbach est professeur à la Faculté de Philosophie de l’Université de Strasbourg où il enseigne l’histoire de la philosophie allemande moderne. Ses publications (voir La production des hommes. Marx avec Spinoza, 2005, Sans objet. Capitalisme, subjectivité, aliénation, 2009,Manifeste pour une philosophie sociale, 2009, La critique sociale au cinéma, 2012 et Le sens du social, 2015) tentent une défense et une actualisation de la philosophie sociale, à la fois à partir de ses sources allemandes (dans l’hégélianisme, le marxisme et la Théorie critique), dans son rapport à d’autres traditions (le pragmatisme, Heidegger) et en débat avec les contemporains (Žižek, Butler, Rancière, Negri, Honneth).
    Les analyses que Franck Fischbach a produites à l’occasion de la réédition des Manuscrits économico-philosophiques de 1844 de Marx ont invité La Marmite à initier une réflexion renouvelée sur le sens de « l’Homme total », de l’épanouissement intellectuel et sensible des êtres ; de même, la thématique de la reconnaissance – maintes fois abordée par notre auteur – intéresse grandement le volet « citoyen » de notre projet.

Jean-Louis Fabiani
  • Jean-Louis Fabiani

    Sociologue de la culture français, ancien élève de l’Ecole normale supérieure, agrégé de philosophie, ancien directeur régional des affaires culturelles de Corse, plusieurs fois professeur invité dans des universités nord-américaines (Chicago, Michigan, Montréal), directeur d’études à l’EHESS et professeur à Central European University (Budapest), Jean-Louis Fabiani est l’auteur d’une dizaine de livres, dont Les Philosophes de la République (1988), Lire en prison (1995), Après la culture légitime : objets, publics, autorités (2007), L’Education populaire et le théâtre : le public d’Avignon en action (2008) et Les Mots de l’image (2014).
    Jean-Louis Fabiani instruit l’équipe de La Marmite dans sa mise en débat du concept de « légitimité culturelle » et sur les conséquences de celle-ci pour une action culturelle comme la nôtre.

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  • Annie Ernaux

    Agrégée et professeur de lettres modernes maintenant à la retraite, Annie Ernaux a passé son enfance et sa jeunesse à Yvetot, en Normandie. Elle est née dans un milieu social plutôt modeste : ses parents étaient d’abord ouvriers, ensuite petits commerçants. Elle est successivement devenue institutrice, professeure certifiée puis agrégée de lettres modernes.
    A la croisée de l’expérience historique et de l’expérience individuelle, son écriture, dépouillée de toute fioriture stylistique, dissèque l’ascension sociale de ses parents (La Place, La Honte), son adolescence (Ce qu’ils disent ou rien), son mariage (La Femme gelée), son avortement (L’Événement), la maladie d’Alzheimer de sa mère (Je ne suis pas sortie de ma nuit), puis la mort de sa mère (Une femme), son cancer du sein (L’Usage de la photo – en collaboration avec Marc Marie).
    Elle écrit sur (mais non pas dans) la langue de ce monde ouvrier et paysan normand qui a été le sien jusqu’à l’âge de dix-huit ans, âge auquel elle a commencé, à son tour, à s’élever socialement.
    « Depuis plus de trente ans, Annie Ernaux explore, fouille, décante et distille le passé, tout en refusant la poésie du souvenir. A la fois populaire et exigeante, elle oppose le souci de la vérité au mouvement de l’autofiction auquel on a parfois voulu la rattacher – à tort. Issue d’un milieu modeste, elle se considère comme une transfuge de classe et choisit le récit autosocio-biographique dès les années 1980, lorsqu’elle publie La Place pour évoquer la mort de son père, cafetier à Yvetot, et le quotidien de ses parents. » (Christine Ferniot et Philippe Delaroche, L’Express)
    Projet social, culturel, citoyen et artistique, La Marmite est ravi de compter sur le soutien bienveillant d’Annie Ernaux avec laquelle nous partageons une forme d’attention pour le monde.

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  • Antoine Chollet

    Maître assistant de l’Institut d’études politiques, historiques et internationales ainsi que du Centre Walras Pareto d’études interdisciplinaires de la pensée économique et politique de la Faculté des sciences sociales et politiques de l’Université de Lausanne, Antoine Chollet est spécialiste de la théorie politique.
    Ce sont ses travaux sur la démocratie (notamment Défendre la démocratie directe. Sur quelques arguments antidémocratiques des élites suisses) qui ont séduit l’équipe de La Marmite – en particulier l’idée d’articuler profondément la démocratie aux idées d’égalité, de liberté, d’autonomie et d’émancipation.

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  • Serge Chaumier

    Serge Chaumier est sociologue de la culture, spécialiste de muséologie, professeur des universités en poste à l’Université d’Artois; il dirige, à Arras, un master professionnel Expographie/Muséographie réputé.
    Il a notamment publié La médiation culturelle (avec François Mairesse), L’inculture pour tous : La nouvelle utopie des politiques culturelles, Arts de la rue : La faute à Rousseau, Des musées en quête d’identité : Ecomusée versus technomusée.
    La Marmite a trouvé chez Serge Chaumier les soubassements d’une participation culturelle véritablement exigeante ainsi que des idées pour penser la façon dont la culture pour nous permettre de nous réapproprier nos vies.

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  • Elisabeth Caillet

    Élisabeth Caillet est agrégée de philosophie, docteure en sciences de l’éducation, experte en médiation culturelle, consultante en muséologie et actuellement membre du conseil scientifique de la Fondation Lilian Thuram Education contre le racisme.
    Elle fut par ailleurs chargée de mission à l’Agence Nationale pour le Développement de l’Education Permanente, travailla à la Cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette – en dirigeant notamment le Centre de formation, fut responsable des actions de formation au Service d’Action Culturelle de la Direction des Musées de France, directrice du département des Artistes et des professions à la Délégation aux arts plastiques, chargée de mission au pôle arts et culture du Centre national d’enseignement à distance pour le projet de campus numérique CampusCultura, responsable des expositions et de l’action vers les publics au Musée de l’Homme, chargée de mission pour le Muséum virtuel du Muséum national d’Histoire naturelle
    Entre nombre d’ouvrages, Elisabeth Caillet a publié A l’approche du musée, la médiation culturelle et Stratégies pour l’action culturelle (avec Odile Coppey).
    Beaucoup – dont les animateurs de La Marmite – tiennent Elisabeth Caillet pour une véritable figure instituante de la médiation.

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