Tilo Steireif
Photographe, plasticien

Diplômé de l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) en 1998, Tilo Steireif est le cofondateur, en 2006, de l’espace d’art contemporain standard-deluxe à Lausanne.

« Jusqu’ici, je me suis intéressé à une série de thèmes par le biais surtout de la photographie et d’installations. Mon intention est de focaliser l’attention sur un environnement proche pour esquisser des problématiques contemporaines comme : le déplacement de population, l’idéologie et la politique du patrimoine, la mutation de la vie économique des ouvriers et des mineurs en Europe, la représentation des acteurs politiques et leur poids médiatique ou encore l’identité de l’artiste à l’heure du multi-editing et de la référentialité sauvage.

Mon travail photographique couvre le champ de l’architecture et du paysage. J’ai fait un inventaire photographique régional en 2000 des maisons d’accueil pour les exilés en Suisse de la guerre civile en ex-Yougoslavie, puis j’ai mené de 2001 à 2003 un travail sur l’idéologie et la politique du patrimoine avec Nicolas Savary, à voir sur son site : http://nicolas-savary.ch/. Entre 2003 et 2006, j’ai réalisé une enquête photographique nommée Welcome Home sur la question du logement des ouvriers. Celui-ci est placé à proximité immédiate du lieu de travail. C’était sur les chantiers des transversales alpines en Suisse.

Depuis 2005, mon intérêt se porte sur la question des modes de représentations des politiciens aussi avec Nicolas Savary et la frontière verte comme espace de désirs, désirs de nature édénique, d’une sphère constitutionnelle autonome et d’évasion. Je viens de terminer un travail sur l’activisme politique dans le Jura qui fut exposé aux Halles de Porrentruy nommée Je ne sais quoi sur l’invitation des artistes Barbara Meier Cesta et Rudolf Steiner, à voir sur le site http://www.hausamgern.ch. En 2008 mes investigations se poursuivent notamment sur les territorialités de la prostitution en ville de Lausanne avec Mariângela Galvao Tresch et le rôle de l’intellectuel dans la sphère publique traditionnelle, à savoir dans la presse quotidienne. Enfin, les tactiques de résistance au monopole de la diffusion de la presse en Suisse font l’objet de mon travail postgrade CCC à la HEAD (Haute école d’art et de design de Genève), voire les sites: http://madamecarambar.wordpress.com/. »