Nom

Le nom de La Marmite nous séduit par les idées d’appétit et de commun qu’il charrie.

Bien sûr, pour les Genevois, il fait immédiatement allusion à la Mère Royaume. De fait, nous croyons que tout engagement – même universaliste – part d’une situation qu’il convient de ne pas ignorer. Or, ladite marmite fut à l’époque, en 1602, une « arme » associée au combat de la République comme entend l’être la culture citoyenne et critique ici diffusée.
Le nom choisi, pourtant, fait également allusion à une seconde marmite, internationaliste celle-là.

Ouvrier relieur, communard, syndicaliste, « christ de la classe ouvrière », Eugène Varlin imagina, en 1868, une cantine coopérative permettant aux ouvriers et artisans de se sustenter à prix modique qui se muait, une fois le corps de ses hôtes raffermi, en club d’échanges d’idées précisément nommé La Marmite ; l’endroit – qui connut rapidement le succès – réunissait des travailleurs modestes, internationalistes, fouriéristes, blanquistes, proudhoniens, saint-simoniens, etc., sans dogmatisme, dans un idéal mutualiste. On raconte, qui plus est, que les femmes y prenaient volontiers la parole.