La saison 2024-2025 du chœur neuchâtelois
A la découverte de l’économie mondialisée
VENDREDI 13 DÉCEMBRE
Nous nous retrouvons deux mois après notre dernière sortie. À Neuchâtel cette fois-ci, afin de visiter l’exposition temporaire du Musée d’ethnographie « Cargo Cults Unlimited ». L’exposition est complexe et requiert beaucoup de lecture mais les participant·esse prêtent volontiers au jeu butinant d’un espace à l’autre. L’exposition traitant des échanges financiers internationaux, les questions d’inégalités et de précarité commencent rapidement à être discutées. La sensation d’être les laissés pour compte d’une immense machine est relevée par plusieurs personnes. La partie de l’exposition sur la division genrée du travail intéresse particulièrement. Une véritable indignation parcourt le groupe à la lecture des statistiques concernant les inégalités de genre.
Dans les dernières salles, la fatigue se fait sentir, on les parcourt un peu plus rapidement et on va s’asseoir dans la cafétéria du musée. C’est l’occasion de débriefer de ce que l’on vient de voir mais également de discuter d’autres choses autour d’un café.
Nos ancêtres les lacustres
VENDREDI 14 FÉVRIER
C’est un autre musée neuchâtelois que nous avons parcouru pour la St-Valentin. Nous nous sommes rendu·es au Laténium. Nous ne sommes que trois aujourd’hui, peut-être est-ce dû à l’horaire de la visite, peut-être que l’archéologie n’est pas du goût de tout le monde. L’objectif était à l’origine de visiter l’exposition temporaire, mais comme aucun·e de nos deux participant·es ne connaissent l’exposition permanente, nous changeons nos plans. Le Laténium propose des textes en FALC qui ont été grandement appréciés par Bernard* pour qui la lecture est parfois compliquée. L’exposition permanente du Laténium nous fait remonter dans le temps des premiers habitants des rives du lac de Neuchâtel jusqu’à la Renaissance. Au travers d’éléments de façades et de pilotis, de pirogues et de pointes de flèches ainsi que de maquettes recréant des villages, nous découvrons le quotidien de celles et ceux qui ont occupé avant nous le territoire sur lequel nous habitons. Les objets exposés fascinent et nous restons pratiquement une heure et demi à parcourir les différentes salles. C’est l’esprit plein de nouvelles connaissances que nous nous quittons après notre traditionnel petit café.
*prénom d’emprunt
Du classique et un peu de tango
SAMEDI 8 MARS
Nous nous rendons au festival de musique ArteCordes à Neuchâtel. La sortie est un succès, nous sommes une dizaine. Au programme Vivaldi et Piazzolla. Huit artistes sont sur scène, trois violons, un alto, une contrebasse, un violoncelle, un piano et un bandonéon. Des morceaux de Vivaldi et de Piazzolla sont entremêlés au grand bonheur du public. Tout le monde ressort ravi·e du concert, certain·es auront même l’occasion d’aller féliciter les musiciens en fin de soirée.
Abstraction et féminisme
DIMANCHE 13 AVRIL
Nous sommes trois pour cette sortie dominicale au Musée des beaux-arts de la Chaux-de-Fonds. L’exposition temporaire présente deux artistes suisses Agnès Thurnauer et Doris Stauffer. Le travail de la première est quelque peu abstrait, elle peint des mots qui se répètent. Se tableaux sont faits de couleurs vibrantes, de lettres et de formes géométriques. Elle peine à convaincre notre petit groupe qui reste un peu sceptique.
L’œuvre de Doris Stauffer plaît beaucoup plus, faite d’objets de la vie quotidienne, de tricot et des jouets d’enfants, de vaisselle et de boutons. Stauffer fait de l’art féministe utilisant les objets du foyer pour parler de la condition féminine dans les années 1960. Son « chauffe-pénis » en laine, dont la taille est proportionnelle à la participation de son porteur au patriarcat, fait fureur.
Apocalypse et queerness
VENDREDI 23 MAI
Pour notre dernière sortie de la saison nous nous rendons au TPR à la Chaux-de-Fonds voir « Sauvez bâtard ». Cette pièce est présentée dans le cadre du cycle « Bang ! » rassemblant des spectacles engagés, questionnant le genre. « Sauvez bâtard » est un spectacle poétique, situé dans un monde postapocalyptique qui bouscule nos catégories de genre. À la sortie de celui-ci tout le monde les avis sont divergents. Pour certain·es le spectacle est touchant et fascinant ; d’autres restent quelques peu perplexes. Mais tout le monde s’accorde pour dire qu’il questionne et que l’on n’en ressort pas indifférent·es.