Une soirée au Théâtre des Marionnettes de Genève (TMG)
Participant·e·s: Chantal, Jean-Marie, Regina.
Une grande soirée qui a débuté à 18h avec une proposition dans le préau de l’école : LES BOÎTES MAGIQUES
Ce sont différents projets créés lors d’un stage professionnel de « Lambé Lambé ». Il s’agit d’une forme traditionnelle de théâtre de rue en Amérique latine.
Une boîte, structure légère, permet à un ou à un nombre très réduit de spectateur·rices de découvrir une toute petite pièce. Grâce à un trou ou quelques ouvertures dans la boîte ou le carton, le spectateur est plongé dans un théâtre miniature. La personne qui manipule, costumée, selon les créations, a à sa disposition de petits accessoires, des fils, des tiges, des éléments de décor pour développer son histoire. C’est tout aussi intéressant de suivre le projet artistique que d’observer les coulisses qui sont à vue, et qui parfois suscitent l’envie de se mettre dans la file d’attente pour voir le petit spectacle.
Laure-Isabelle Blanchet, avec qui le chœur Pylade fait un atelier de théâtre de marionnettes, participe avec son Umanoscope - Boîte à spectacles de mains gantées, sans paroles. Nous avons vu un extrait d’Antigone, créé avec les mains et doigts des deux artistes.
Chacun, chacune selon ses attirances a déambulé entre les différentes propositions. Ce qui est tout petit,touche et amuse. C’était un chouette moment avant le Cabaret en Chantier.
LE CABARET EN CHANTIER
Ce sont trois petites formes créées dans le cadre d’un appel à projet 2024-25 :
Le souffle des pierres de Emilie Bender et Élise Merrien, inspiré de la série radiophonique Retourner les pierres produit par Forêt Noire.
Des archives retrouvées dans une maison qui évoque une enquête inaboutie sur un lieu oublié, un endroit qui s’appelle La Balme des Abattus.
Printemps lutin mis en scène par Guillaume Pidancet, inspiré très librement de La Fée et le Géomètre de Jean-Pierre Andrevon.
Un conte écologiste, le Pays vert s’est transformé en décharge. Une montagne de plastique, des lutins travailleurs et une fée qui va faire pousser des fleurs.
Le Crocodile de Pan mis en scène par Joël Hefti.
C’est le pays de Peter Pan, le temps a passé. Un impressionnant crocodile en guise de tréteau de théâtre. C’est une île magique et poétique.
Les trois courtes créations présentées lors de cette soirée, l’une après l’autre, ont offert des univers, des techniques et des histoires très différentes. C’était un grand plaisir de découvrir autant de propositions artistiques qui ont su nous toucher. Beaucoup d’émotion, de joie dans la découverte des mondes « magiques », poétiques que peut offrir le théâtre de marionnettes. Une proposition tout public dès 9 ans, il y a donc des adultes et des enfants, c’était très plaisant.
Après une pause au bar du théâtre, nous voilà invité·es à poursuivre la soirée en extérieur pour assister au spectacle CASTELET IS NOT DEAD de la compagnie Arnica.
Il fait froid. Il y a du vent. Les bancs ne sont pas confortables. Mais le spectacle est si prenant que nous restons jusqu’au bout.
Un magnifique castelet en jardin – acheté à Emilie Valentin – un castelet rouge et des marionnettes à gaine traditionnelle (de type Guignol – index dans la tête et pouce et autres doigts).
Trois sketches écrits par Gwendoline Soublin, racontent et questionnent avec beaucoup d’humour, d’esprit espiègle, notre rapport aux nouvelles technologies.
Emilie Flacher : « Avec ces castelets rouges, j’avais envie de faire renaître le théâtre « coup de gueule », populaire et politique d’antan, mais de façon drôle ».
A la fin du spectacle, nous rencontrons les trois marionnettistes qui nous montrent les coulisses du castelet et nous expliquent, avec démonstration, la manipulation des marionnettes à gaine. Une des marionnettistes, plus petite que ses acolytes masculins a dû se faire construire des chaussures réhaussées, sur mesure – impressionnants cothurnes.
Les marionnettes sont très belles et expressives. Les têtes sont sculptées dans le bois de tilleul (léger), les yeux sont entourés d’un ovale ou rond de couleur, cela donne une force d’expression et amène une touche de poésie.
Nous avons passé une très belle soirée, riche de découvertes et d’émotions artistiques qui font vraiment du bien. C’est avec joie et enthousiasme que nous nous quittons.