Oups, on tâchera d’avoir la joie plus discrète la prochaine fois !
Nous débutons cette nouvelle année avec un atelier médiation-création. En effet, pour limiter le nombre de rencontres, nous allions les deux choses, ce qui fonctionne bien. Cette fois-ci, nous nous retrouvons dans une salle du siège social de la Fondation Emera proche de la gare à Sion. Il a été convenu que les ateliers suivants auront aussi lieu dans cette salle.
Tous·tes les participant·es sont présent·es. La bonne humeur est de mise sauf pour un jeune qui vit une journée un peu compliquée. Il semble un peu renfermé, nous lui laissons l’espace dont il a besoin.
Nous débutons par de la médiation. Delphine présente la prochaine sortie culturelle qui aura lieu la semaine suivante : nous irons voir Les enfants du Rhône, la nouvelle création théâtrale de Christophe. Les thèmes abordés sont ceux du rapport à la nature - plus particulièrement notre rapport au Rhône - et l’impact que nous laissons pour les générations futures. Laurence qui est experte sur le sujet apporte quelques compléments sur l’importance de ce fleuve pour la région et sur la manière dont il a été canalisé. Le groupe se réjouit de cette sortie, même s’il exprime de l’inquiétude quant à la durée de la pièce : 1h45.
Nous passons à la création. Laurence, en véritable Mary Poppins, a amené avec elle une caverne d’ali baba sur roulettes. Une petite valise qui contient des encres, des poinçons, des feuilles, des outils, des crayons, des briques de lait, …et surtout une machine à pâtes ! Elle explique au groupe que nous allons faire de la gravure sur Tetra Pack. Cela sera la technique utilisée pour imprimer les dessins des participant·es sur les cartes de l’Oracle. Pour avancer le travail, Laurence a déjà écrit sur des cartes les petits bonheurs qui réenchantent le quotidien. Certains viennent des idées qui avaient émergé lors de la première rencontre avec les participant·es, d’autres ont été imaginé par elle. Chaque participant·e choisit une carte qui lui parle, puis tente un dessin – abstrait et plutôt graphique – qui représente le petit bonheur. Une fois que son idée est claire, il reproduit ce même dessin sur un morceau de Tetra Pack avec un poinçon.
Puis, avec l’aide de Laurence, vient la phase finale : on fait couler de l’encre dans la gravure et grâce à la machine à pâtes, on imprime le dessin sur un autre support papier. Et paf, on arrive ainsi à une dizaine de cartes imprimées ! Belle production pour cet après-midi puisque quasi tous·tes les participant·es ont fait deux cartes.
Maintenant que la technique est acquise, les prochaines créations seront certainement encore plus efficaces. A l’issue de l’après-midi, le jeune qui était arrivé d’humeur maussade repart avec le sourire. D’ailleurs, pour l’anecdote, chaque participant·e qui achevait son impression avait le droit à des acclamations et des encouragements. Si bien que les bureaux voisins sont venus nous dire qu’on avait fait trop de bruit…oups, on tâchera d’avoir la joie plus discrète la prochaine fois ! On se quitte en se disant « A dans 5 jours » puisqu’on sortira au théâtre ensemble.