4e sortie du parcours Confetti : le cinéma

Aujourd’hui, nous sommes attendus au cinéma Capitole de Sion. Nous allons visionner le film Le royaume de Kensuké, un dessin animé sorti en 2004 qui raconte le naufrage sur une île d’un jeune garçon et son chien. Ils vont faire la connaissance du guerrier japonais Kensuké qui va les intégrer dans son quotidien en pleine nature avec les orang-outans comme amis.

Nous avons convié à la séance les résidant·es des autres foyers et l’entourage des participant·es. Une maman est venue ainsi que deux résidants. Il y a également quelques curieux·ses qui souhaitent aller au cinéma cet après-midi-là et qui se retrouvent par hasard dans notre séance, ravi·es. Nous sommes donc une vingtaine au cinéma ce vendredi.

Une des participantes nous annonce d’entrée qu’elle est venue à contre-cœur et qu’elle ne va pas bien. Elle ne souhaite pas s’installer dans la salle. En discutant un peu avec elle, il s’avère que le cinéma – notamment le volume élevé – la stresse. Ce n’est pas la seule chose qui pèse sur son moral ce jour-là, mais c’est par contre un aspect sur lequel nous pouvons travailler. Nous trouvons des boules quiès et lui proposons de s’asseoir au fond de la salle et de sortir si elle le souhaite. Delphine reste à côté d’elle dans la salle, ça la rassure. Elle est très angoissée, mais une fois que les boules quièssont mises, elle se sent un peu mieux. Finalement, elle restera pendant tout le film. A la fin, elle déclare « ça a été mais je ne me sens pas mieux ». Nous espérions que cette sortie lui change les idées, malheureusement ce n’est pas le cas.

Cet incident nous rappelle qu’un handicap psychique peut transformer une sortie ordinaire en source de stress. Qu’aller voir un film peut être “une épreuve” pour toutes sortes de raisons qui échappent complètemetn à d’autres. En tant que médiateur·ices, il est important d’en avoir conscience, d’anticiper ou de s’adapter au mieux lorsque cela se produit. C’est déjà une victoire que la participante ait accepté de s’installer dans la salle avec le reste du groupe et de braver son angoisse. 

Pour les autres, tout s’est bien passé. Ils et elles sortent du cinéma avec le sourire aux lèvres, très content·es de la projection.

Nous allons boire un verre sur la terrasse du bar qui jouxte le cinéma. Il fait chaud, il y a comme un air de vacances. C’est l’occasion de papoter, de parler du film et de présenter aux jeunes la sortie suivante qui aura lieu dans une semaine au musée des Bisses à Ayent.

 

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